Garçonnet décapité au sabre (actualisation) : le père voulait se venger car l’enfant n’était pas de lui

sab.jpgL’homme de 37 ans suspecté d’avoir tué et décapité un enfant de 4 ans mercredi matin à Saint-Benoît, sur l’île de La Réunion, a agi par vengeance. Son ex-compagne lui avait avoué qu’il n’était pas le père de l’enfant, a indiqué le procureur de Saint-Denis.

Selon le magistrat, «le petit Mattéo a d’abord été frappé à mains nues par le suspect, avant d’être tué avec une arme blanche (un sabre), puis décapité et éventré». Les enquêteurs s’attachent à reconstituer la chronologie du crime et ont déjà établi que le meurtrier présumé avait ensuite déposé le cadavre de l’enfant dans une grande volière où était enfermés huit chiens. «Le corps a été partiellement calciné, mais il est impossible, à l’heure actuelle, d’en déterminer l’origine et l’intensité» a ajouté Philippe Muller. Les chiens avaient commencé à dévorer le cadavre au moment de sa découverte.

Les gendarmes ont également établi que Jean-Charles A. avait frappé son ex-compagne, avant de s’en prendre violemment à l’enfant, dont il venait d’apprendre qu’il n’était pas le sien. L’altercation avec la mère et son enfant a commencé dans la cour, puis le suspect s’est emparé de Mattéo et l’a conduit dans la modeste maison. Selon les constatations des techniciens de l’identification criminelle, c’est là que le crime a été perpétré.

Le procureur a écarté l’hypothèse d’un rite sacrificiel ou d’une pratique de sorcellerie, qu’avait pu laisser supposer la présence de gros sel et de safran découverts sur le sol, aux abords de la maison. Au moment de son interpellation, Jean-Charles A. a subi un test d’alcoolémie qui s’est révélé négatif. Des analyses toxicologiques détermineront si l’homme était sous l’empire de stupéfiants.

«Dès le début de son interrogatoire, le meurtrier présumé a expliqué qu’il avait tué une poule, puis il s’est enfermé dans un mutisme total. Il ne dit rien sur son passage à l’acte», a encore indiqué le procureur. «Il n’en sort épisodiquement que pour tenir des propos totalement incohérents», a-t-il ajouté.

Le magistrat a également évoqué le passé judiciaire de Jean-Charles A. «Il a été condamné à plusieurs reprises pour des faits de vols avec violence, de violences aggravées et d’agressions sexuelles», a indiqué le procureur. «Il devait encore exécuter une peine de six mois de prison, et depuis le mois d’avril, il faisait l’objet d’un avis de recherche pour ne pas s’être présenté à différents rendez-vous judiciaires. Les gendarmes le cherchaient, mais manifestement, il se cachait», a déclaré le procureur.

Une information judiciaire a été ouverte pour meurtre sur enfant de moins de 15 ans, accompagné d’actes de torture et de barbarie. La peine encourue pour ce crime est la réclusion criminelle à perpétuité.

Catégories : Crimes sanglants

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